Chronique d’un matin pourri

Posté le 12 sept 2011 dans la catégorie 3615 mylife
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Réveille-matin, huit heures (et je ne me réveille pas comme une fleur). Oui, j’ai conscience qu’à cette heure-là, des gens ont déjà commencé à travailler depuis un moment. Non, je ne suis – définitivement – pas du genre lève-tôt. Oui, même à huit heures, j’ai la tête dans les choux ainsi qu’un œil ouvert et l’autre qui dort encore (idem pour les moitiés de ce qui me sert de cerveau). En même temps, je suis plus coutumière du trois quarts de tour de pendule que de somnoler cinq heures par nuit toute la semaine… Bref, il est huit heures.

Je m’extirpe difficilement de mon lit. D’ailleurs, je me rends compte que j’en ai choisi le bon côté (tiens, ça m’inspire une chronique de vie de couple…), celui qui évite de se lever tous les matins du pied gauche (je commence à comprendre certaines choses). Un pas vers la fenêtre, en tentant de dégager le chat qui trouve le moyen d’être sous mon panard pile à ce moment-là. Il faudrait m’expliquer comment fonctionne un cerveau de chat. Je pense qu’ils ont une aire « je sais exactement où me placer pour être le plus emmerdant possible ». Ça mérite un nouveau surnom : peau de banane.

J’ouvre finalement les volets. Passionnant, n’est-ce pas ? Et bien, ce simple geste matinal conditionne généralement mon humeur de la journée, corrélée au temps qu’il fait (oui, je suis un thermomètre-baromètre, en réalité). Je vous passe les détails de la course sous la douche, c’est un des rares matins où le thermostat de l’eau ne s’amuse pas avec mes nerfs et ma peau (parait que le chaud-froid, ça tonifie alors je me tais la plupart du temps – ou pas – et ronge mon frein). Je fais quand même tomber le gel douche par terre. Et je m’éclate un petit vaisseau de l’œil en voulant me rincer le visage (j’ai décidé de me construire une réputation de toxico dépravée au boulot). Je réalise que j’ai oublié de me laver les cheveux la veille (toxico dépravée, bis). La journée commence bien.

Après ce passage express dans la salle de bains (un express de 30 minutes, tout de même), je fais quatre allers-retours entre mon dressing et mes commodes pour trouver quelques oripeaux capables de me couvrir décemment. J’entends déjà la rumeur… « La parisienne, elle nous parle de son dressing et de ses soucis de choisir parmi son monticule de fringues griffées, dur… ». En réalité, ce qui me (nous) sert de dressing est clairement un débarras aménagé avec une pseudo-tringle et des étagères pour mettre quelques pompes ça et là. Aux alentours des chemises, robes et pulls, vous trouverez en vrac : un aspirateur, mes affaires de bricol’ girl (peintures, vernis, rouleaux, papier de verre…), des décorations de Noël, une chaise (non-pliante, c’est plus drôle), du vin (débarras ET cave), des assiettes (débarras ET cave ET buffet), une tente Kéchouah 2 secondes (débarras ET cave ET buffet ET Décathlon), 20 appareils photos argentiques qui ont 30 ans (conservatrice ?) et aussi une boîte de câbles en tous genres (parce qu’à l’heure du Wifi, ça sert toujours d’avoir un RJ45 croisé à cinq euros qui ne fonctionne plus). J’en passe, et des meilleures.

Je trouve enfin une tenue originale pour la journée : jean-chemise-ballerines, ma tenue 365 jours par an (je porte une jupe les années bissextiles). Un œil à la pendule. Juste un, le deuxième est toujours fermé. Mais juste assez pour me rendre compte que j’ai déjà 15 minutes de retard. Vient le moment toujours agréable du petit-déjeuner. Une chose à savoir avec moi, je n’ai jamais petit-déjeuné décemment. Je sais, ce n’est pas bien, c’est le repas le plus important de la journée, celui qui permet de recharger les batteries, gna gna gna. Toujours est-il que le seul truc que je peux et que je tiens à avaler le matin reste mon sacro-saint verre de jus d’orange bien acide qui attaque la bouche, l’œsophage et l’estomac (finalement, je pourrais avaler des produits ménagers, ça serait pareil…) sauf que… le frigo est vide depuis (j’ai arrêté de compter). Oh, tiens, un reste de Kouka Zero sans bulle. Parfait ! Voilà pour le petit-déjeuner, avalé en deux minutes chrono. Il y a un mot en français pour ça : gober. Qui a murmuré que c’était la « lose » ? Non, mes amis, la « lose », c’est d’avaler son Kouka sans bulle et d’être tellement occupée à gérer ses mails sur son smartphone que l’on arrive à shooter et faire chuter lourdement son PC de 3,5 kg à peine revenu de garantie.

Il est donc 8h53 et j’ai déjà scruté mon téléphone 20 fois depuis le réveil (et avant même de poser un pied hors du plumard), peut-être éclaté un ordinateur qui n’a même pas un an (pas eu le temps de vérifier si tout allait bien) ainsi que bousillé ma santé et mes intestins avec une boisson que tout le monde avale alors que l’on ne sait quand même pas ce qu’il y a dedans. En fait, c’est un matin (presque) normal.

Alors, qui a la plus grosse ?

Posté le 25 mar 2011 dans la catégorie Santé
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Décidément, j’adore Twitter. Coincé entre une énième actualité sur la catastrophe touchant le Japon et un billet sur le conflit libyen, parfois ressortent de vrais bijoux pour procrastiner en toute beauté. Quoi, une carte?! Regardez le sujet de l’étude statistique ! La taille des pénis de par le monde. Oui, vous avez bien lu, des petits malins se sont amusés à créer une carte de la taille de nos quéquettes (enfin celles de nos homologues masculins) à partir d’une multitude de sources de différentes époques (aucune info ne semble dater de plus de 20 ans quand même).

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And the winner is… roulement de tambour… la République Démocratique du Congo, avec un impressionnant 17,93 cm de moyenne, quand même. À spécifier : il s’agit dans ce cas, de mesures rapportées par les possesseurs de l’engin eux-mêmes et non pas mesurées, sur une cohorte qui plus est, ayant 16 ans d’âge moyen. On peut penser qu’il y a une légère surenchère. Mais ce qui m’a le plus étonnée, c’est la taille moyenne du groupe, qui atteint péniblement le 1m70. Pas de doute, nous n’avons pas les mêmes règles de proportionnalité en Europe !

En parlant de l’Europe, nous sommes en fait plutôt pas trop mal placés, avec des Français (16,01 cm, le 0,01 ayant toute son importance), des Tchèques (15,89 cm), des Italiens (15,74 cm) et surtout des Hongrois (16,51 cm) plutôt en forme. Et finalement, les clichés n’en sont pas tellement car les Asiatiques sont ceux qui ont la plus petite avec une longueur moyenne de 11,12 cm sur tout le continent. Ces cinq centimètres de différence – c’est quand même la moitié de la taille d’un vagin – serait-ils dû au climat, à la nourriture ? Allez savoir… mais je vais mettre mon mec aux patates plutôt qu’au riz, moi.

The print effect… of Twitter

Posté le 10 mar 2011 dans la catégorie Geekeries, Planète
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Imprimer son compte Twitter ou les 3457 tweets qui forment une de vos empreintes sur le toile… Voilà une idée qui ne me serait jamais venue à l’esprit ! Preuve que je manque très certainement d’imagination. Cartridge Save, une compagnie britannique de vente de cartouches d’encre (forcément !), s’est amusée à créer un petit site sympathique qui occupera quelques minutes de votre pause déjeuner. The Print Effect vous permet de visualiser la quantité de matériaux qu’il vous faudrait pour imprimer l’intégralité de vos gazouillis. C’est plutôt marrant, car présenté sous forme d’une petite infographie statistique, avec des girafes, des bus et des bébés parfois. Là, par exemple, j’ai passé au crible un de mes comptes (A_DS), le plus fourni en followers et tweets, histoire de jouer un peu :

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Il me faudrait donc 100 ramettes de feuilles A4. Même en prenant du papier recyclé, pas sûr que ça soit très écolo… Sans compter LE litre d’encre utilisé et les 1750 euros investis (un beau voyage à la place, ça ne serait pas mieux? Quoique, côté écolo…). À choisir, je préfère encore les 23 putois.

Le calcul est basé sur votre nombre de tweets mais aussi sur celui de « following » et sur le nombre de tweets des « following ». Et c’est même encore un chouilla plus compliqué puisque le calcul est différent si vous suivez plus ou moins de 100 personnes. Un tweet est compté comme ayant 140 caractères forcément (la valeur maximale théorique), une page comme contenant 3000 caractères. Le papier choisi pour le calcul est plutôt assez classique, un 80 g/m² (quoique c’est une belle feuille déjà) et le prix de l’encre se base sur une cartouche unique de 12 mL à environ 20 euros. On peut imaginer que nous obtenons comme résultat des valeurs plutôt supérieures à ce qu’elles seraient en réalité… mais est-ce vraiment important de le préciser? On ne le dira en tous cas jamais assez : n’imprimez que si nécessaire !

Et vous, il mesure combien de girafes votre compte Twitter ?

Alexandra Sophie ou l’onirisme capturé

Posté le 19 fév 2011 dans la catégorie Entrevues, Voir, lire, écouter
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Depuis quelques temps, je suis avec attention le travail d’Alexandra Sophie, photographe belfortaine au talent qui en rendrait jaloux plus d’un, vu son « jeune » âge – 18 ans si je ne m’abuse. J’ai eu l’occasion de visiter son exposition qui se tient à Paris jusqu’à demain et aussi de lui poser quelques questions.

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Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Alexandra Sophie, citoyenne du monde, fan de soupe de carotte, grande buveuse de sirop de fraise et à part ça, photographe autodidacte qui aime capturer des fées, de l’enfance, des rêves et de la fragilité à l’intérieur de son appareil photo. J’aime les glaces, les sorcières et les aliens, porter des robes et courir dans les champs. Je n’aime pas les choses superficielles, je préfère tout ce qui est naturel et j’aspire à une vie stable et confortable. J’ai arrêté l’école à cause de problèmes de santé, mais j’ai continué à étudier le monde par moi-même, en lisant des livres et en m’asseyant n’importe où, en observant comment les humains bougent et agissent.

Qu’est-ce qui t’a amenée à la photo ? Depuis combien de temps la pratiques-tu ?
Dès toute petite, mes parents m’ont donné des appareils photo jetables lors de voyages scolaires. Je photographiais tout : boutons d’ascenseurs et portes de toilettes notamment ! J’étais très jeune, mais je pense que le premier coup de foudre avec la photographie avait déjà eu lieu. Vers neuf ans, j’ai demandé un appareil photo (argentique à l’époque) à mes parents et lors de mon anniversaire, mon voeu a été exaucé ! Pas pour longtemps par contre, vu ma folie du déclenchement à tout va ! Ils ont bien vite arrêté de m’offrir des pellicules car ça revenait cher. J’ai donc dû attendre l’arrivée du numérique et j’ai pu m’offrir un petit Kodak Easyshare de deux mégapixels… Et maintenant je me retrouve avec…

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Quel matériel utilises-tu et quels sont tes sujets de prédilection ?
… un canon 5D mark II ! J’ai un seul « vrai » objectif, un 50mm f/1.8 qui me va très bien et j’ai aussi un objectif  Diana qui se monte sur mon boîtier. Je viens tout juste de l’avoir et n’ai pas encore vraiment pu l’utiliser, mais ça arrive ! En ce qui concerne ce que j’aime, on dit souvent que « je photographie des jeunes filles en fleurs » mais cela n’a jamais vraiment été mon but. Pourtant, ce mot revient énormément par rapport à mes photos. Jeune fille très solitaire, j’ai passé beaucoup de temps à regarder le monde qui m’entoure très attentivement, sans jamais essayer de m’immiscer. Je me suis assise sur un banc et ai regardé les gens courir pour ne pas rater le bus. J’ai été debout contre un mur à regarder les gens se moquer les uns des autres. J’ai réalisé que ça ne correspondait pas du tout à ce qu’on raconte dans les contes. Je me suis alors donné comme mission de prouver au monde que la douceur, l’amour, l’innocence et les rêves sont toujours là. Un monde harmonieux entre nous et la Nature, où tout le monde se soucie des autres et se sent libre d’aimer.

Quels sont tes prochains projets ?
Même si j’essaye de m’orienter doucement vers le domaine de la mode, je préférerais que mes photos soient d’abord des photos d’art, que je continuerai d’exposer un peu partout, et à vendre à des particuliers ou à des collectionneurs. Dans les mois à venir, j’ai d’ailleurs quelques éditoriaux qui vont paraître dans certains magazines dans plusieurs pays du monde et aussi quelques couvertures d’albums ! Je m’apprête à voyager en Asie et en Océanie jusqu’à la fin de l’année, mais depuis que j’ai goûté Paris, je crois que je ne peux plus m’en passer !

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Une photo rêvée ?
Pas de photo en particulier mais un jour, j’aimerais prendre LA photo. Celle qui dans 50 ans se fera encore éditer en carte postale, en tableau ou en impression sur une boîte à pain.

Cite-moi une personne qui t’influence.
Mon fiancé ! On s’est rencontrés sur deviantArt (site où l’on peux afficher ses propres créations artistiques de tous types), et il venait de « l’autre-bout-du-monde ». On n’est pas du même continent, on ne parlait pas la même langue (il ne parlait qu’anglais), on n’a pas la même couleur de peau, pas la même culture mais pourtant, avec beaucoup de patience et de confiance et surtout des tonnes d’amour, on a pu se rencontrer. Et maintenant, on vit ensemble depuis presque un an. Il m’inspire et m’encourage jour après jour depuis le début et je sais que mon travail photographique à proprement parler et tout ce qui va avec n’aurait pas pu voir le jour sans lui et son immense soutien.

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Selon toi, une photo réussie, c’est quoi ?
Classique mais je dirais qu’il faut qu’elle fasse ressentir quelque chose, qu’elle nous parle, qu’elle ne nous laisse pas indifférent. Une photo que l’on n’a pas forcément besoin de regarder pendant des heures mais qui surprenne comme un coup de foudre, on y repense et même sans nous en rendre compte, elle nous change un peu. Tout ça doit rester personnel car une photo, même prise par quelqu’un d’autre, est une partie de souvenirs qui nous ramène souvent à notre propre histoire. On l’adapte à notre propre vécu pour y voir quelque chose qu’un autre n’y verrait pas.

Un petit mot pour la fin ?
A bientôt, je l’espère?

Plus d’informations sur Alexandra Sophie…
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Crédit photo : Alexandra Sophie (Tous droits réservés)