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Patrick Zachmann, Ma Proche Banlieue 1980-2007

Posté par Audrey le 17 sept 2009 dans Cultivons-Nous

Image hébergée par servimg.com

Il fait gris, il fait froid, je suis fatiguée, les conditions sont donc optimales pour apprécier pleinement une bonne expo photo ! Et ça tombe bien car jusqu’au 10 octobre, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (métro 8 station Porte Dorée) présente “Ma proche banlieue 1980-2007″ d’un photographe français de Magnum Photos, Patrick Zachmann. Depuis 30 ans, ses sujets de prédilection sont l’identité, la mémoire et l’immigration. Il a ainsi vu les changements phénoménaux qui se sont opérés dans les banlieues depuis le début des années 80.

L’exposition présente plus de 160 clichés organisés en 11 séquences : Vu d’ailleurs, No man’s land, Portrait de famille, Paysages de la banalité, Jardins ouvriers, La pose, Enquête d’identité, Lieux de prière, Quartiers nord de Marseille, Maliens ici et là-bas et pour finir Implosion.

La technique peut parfois surprendre - flou de bougé, ligne d’horizon de travers, cadrage plein centre - mais je me rends vite compte que l’intérêt ici ne réside pas dans une technique parfaite mais plus dans le message qui transparaît de cet ensemble d’images. Sa série Paysages de la banalité est constituée de panoramiques en couleur de plusieurs villes de Val-de-Marne. Je reconnais Fresnes, où j’habite actuellement, et voir cette image prise il y a plus de 10 ans me touche particulièrement.

Avec Enquête d’identité, le photographe n’hésite pas à montrer des images de sa propre famille, juive, tout en expliquant la difficulté de réussir à photographier sa mère et son père…

Son meilleur ensemble reste, je pense, Quartiers nord de Marseille. Zachmann a d’abord effectué dans les années 80 une série de clichés en N&B de jeunes gens de banlieue qu’il a connus à l’époque. Saut, une vingtaine d’années plus tard pour les photographier de nouveau au même endroit le plus souvent - en couleur cette fois-ci - et ainsi voir ce qu’ils sont devenus. Il oppose les images, l’effet est saisissant et “remuant” : changement physique bien sûr mais aussi changement de situation, du paysage urbain, des lieux…

Au final, j’en suis ressortie assez émue et touchée par ce point de vue très personnel sur nos banlieues, souvent réduites dans l’imagerie populaire à des ghettos violents et sales. À voir expressément !

“Patrick Zachmann, Ma proche banlieue 1980-2007″
Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (Paris), du 26 mai 2009 au 11 octobre 2009.

Crédit photo : FlickR/Jean-Pierre Dalbéra




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