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Respirez… mais pas trop !

Posté par Audrey le 5 fév 2009 dans À Chaud

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L’Institut de Veille Sanitaire publie ce 3 février dans le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire une étude sur les liens entre pollution atmosphérique et risque de mortalité. Elle met en évidence un lien à court terme entre les deux. En effet, dès trente mois, les premiers effets se font significativement sentir sur notre santé.

Une augmentation aussi infime que 10 microg/m3 accroît le risque de mortalité – toutes causes non-accidentelles confondues – de 1% en moyenne, quelque soit la tranche d’âge. Le taux des indicateurs atmosphériques (NO2, O3, PM10) est aussi corrélé au nombre d’admissions hospitalières pour causes respiratoires et cardiovasculaires, qui croissent en moyenne de 0,7 %.

L’étude est menée depuis 1997, dans neuf agglomérations françaises (dont Paris). Elle est corroborée par d’autres études dont une britannique parue dans le New England Journal of Medicine, qui montre qu’une augmentation de 10 microg/m3 de la concentration en particules fines (taille inférieure à 2,5 microns) réduit l’espérance de vie de 1 an environ.

Pire, d’après l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, on pourrait éviter chaque année 1900 décès par le cancer du poumon si le niveau de particules fines était ramené à 15 microg/m3. Rappelons pourtant que la norme maximale imposée par l’Union Européenne est de 25 microg/m3 … pour 2010. Reste du chemin à parcourir.

Plus d’informations…
Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire du 3/02/2009

Crédit photo : FlickR/Alain Bachellier — FlickR/Eden-lys (miniature).




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