Avatar ou le test de la 3D
Posté par Audrey le 4 jan 2010 dans Cultivons-NousToute l’histoire tourne autour de Jake Sully (Sam Worthington), ancien marine devenu handicapé et immobilisé dans un fauteuil roulant. Il se retrouve embauché pour se rendre sur Pandora, exoplanète se trouvant dans le système d’Alpha du Centaure, à 4,4 années-lumière de la Terre, et objet de la convoitise et de l’émerveillement humains. Pandora se trouve en effet être à la fois un sujet de recherche scientifique - biodiversité, mœurs et vie des “autochotones”, les Na’vi - et d’exploitation minière, puisqu’elle détient ce qui semblerait être la clé pour résoudre la crise énergétique de notre planète… Or, l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, les scientifiques ont donc créé le programme Avatar, qui permet à des “pilotes” de lier leur esprit à un corps biologique commandé à distance, capable de survivre et de se mouvoir sur Pandora. Ces avatars sont issus d’un croisement entre ADN humain et Na’vi, d’où leur morphologie proche de celle des autochtones. Jake accepte d’abord avec motivation sa mission d’infiltration dans la population Na’vi, enthousiaste à l’idée de pouvoir remarcher et se sentir utile dans son nouveau corps. Tout va basculer dans son esprit lorsque Neytiri (Zoe Saldana), sculpturale Na’vi, lui sauve la vie.
Il faut le dire simplement : Avatar est l’événement cinématographique de cette fin d’année. Les chiffres sont d’ailleurs éloquents, plus de 7 millions d’entrées en France(1) et déjà 1 milliard de dollars de recettes en tout(2), alors que le film est sorti depuis moins de trois semaines… Mais, clairement, n’allez pas voir Avatar pour son scénario, c’est en effet ce qui pèche dans ce film. Je relativise, l’histoire est loin d’être une nullité sans intérêt, je dirai juste - sans dévoiler la fin - qu’elle est un peu simpliste… Tout l’intérêt du film réside donc dans les spectaculaires images en 3D que nous offre James Cameron. Lunettes bien chaussées sur le nez et si vous le pouvez, écran Imax (le meilleur format - 1,43 - pour voir le film selon son réalisateur), et vous voila parti pour 2h40 de sensations nouvelles. Vous devenez Jake Sully, explorateur des temps modernes sur une planète encore “neuve”, à la végétation luxuriante et à la faune toujours intacte. J’en suis ressortie plutôt ébahie, bien qu’un peu endolorie, la 3D ayant eu tendance à me fatiguer un peu. Si je devais choisir la meilleure phrase pour résumer mon expérience, ce serait : “on est dedans !”. Malgré tout, je me suis sentie un peu gênée par le côté sombre des images qui fait parfois “forcer” les yeux. Impossible cependant de savoir si c’était une question de perception toute personnelle ou bien un souci de contraste dans la salle de cinéma où je suis allée. Sur certains plans, on se rend compte aussi que la 3D ne fonctionne pas du tout, créant du flou là où il n’y en aurait pas en vision humaine ou du moins, pas de façon aussi marquée. Côté histoire, pas grand chose de plus à dire que quelques lignes plus haut, le scénario laisse un peu à désirer mais suffit à tenir le film qui vient surtout se voir pour les innovations technologiques qu’il apporte. On subit sans trop se plaindre la morale environnementale qui découle de l’histoire même si, finalement, je ne suis pas persuadée de sa quelconque efficacité. Mais James Cameron a le mérite d’essayer. En résumé, je vous conseille vivement cette expérience 3D, d’autant plus sur un film comme celui-ci, construit pour être vu par ce biais, en immersion totale…
“Avatar”, réalisé par James Cameron.
Sortie le 16 décembre 2009.
Bande-annonce ici.
(1) Source lefigaro.fr (janvier 2010).
(2) Source lejdd.fr (janvier 2010).












J’ai moi aussi eu l’occasion de voir ce film. Je comptais en faire un compte-rendu… Peut-être plus tard. En attendant, je suis d’accord avec toi : ça fait mal au crâne la 3D (et au nez aussi à cause des lunettes par dessus mes lunettes de vue).
Je suis allée dans un ciné sans Imax… et ben je n’ai pas vraiment trouvé l’avantage de la 3D. J’ai par contre été bien accrochée pendant tout le film dc il y a sûrement un lien de cause à effet. Disons que ce type de 3D a un effet sûrement plus subtil que la 3D du Futuroscope ou de la Géode où les animaux viennent très près de toi…
Dans ts les cas, je ne classerai pas ce film dans les “révolutions de la technique”…
Quant au scénario… Simpliste en effet. On dirait que Cameron a copié celui de Pocahontas en le modifiant légèrement…
Bon point pour le côté écolo mais un peu trop donneur de leçon à mon goût…
Bref, comme souvent, du bon et du mauvais…